Risques cardiovasculaires et tabac : une bombe à retardement

Fumer expose à un très haut risque cardiovasculaire, même chez un sportif dit en pleine forme. 

Cela peut provoquer un infarctus sur artère saine !

En cause : caillot, spasme artériel, inflammation liés au stress oxydant.
Message clair de la FFC : « Je ne fume pas dans les 2 heures qui précèdent ou qui suivent une activité sportive. »

« Le sport nettoie mes poumons ! »

Une idée reçue encore bien ancrée… mais fausse.
Oui, l’activité physique réduit le risque de cancer et protège de l’initiation tabagique, surtout chez les jeunes. Mais elle ne compense pas les effets du tabac.

Quelques chiffres :

En 2000, 24 % des sportifs fumeurs Vs 31 % de fumeurs non-sportifs.
Chez les 12-24 ans licenciés, 3 fois moins de fumeurs que chez les non-sportifs.
Les sports d’endurance sont plus souvent sans tabac.
Les sports collectifs, eux, comptent encore beaucoup de fumeurs, même à haut niveau.

Et côté performances ?

Le tabagisme régulier diminue significativement les capacités d’endurance (3). Pour qu’une activité physique sportive soit confortable, performante et bénéfique pour l’organisme, les muscles doivent recevoir un sang le plus riche possible en oxygène. Le monoxyde de carbone lié au tabagisme, perturbe profondément cet apport en oxygène à tous les niveaux, avec un effet irritant et inflammatoire au niveau bronchique. Le myocarde, étant lui-même soumis à cette mauvaise oxygénation, il est dans des conditions non optimales pour assurer l' adaptation de débit nécessaire : les besoins tissulaires en oxygène sont augmentés et doivent être compensés par une augmentation du débit circulatoire et du travail cardiaque. 

Et pour arrêter ?

L’activité physique est un excellent allié du sevrage! Elle aide à mieux vivre le syndrome de sevrage, réduit le craving, les affects négatifs et limite la prise de poids (4).

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